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Il faut se coucher au sol, nez à terre, pour en mesurer le phénomène. Un flux silencieux et constant de sable glisse sur le sol. Les bécasseaux disparaissent puis réapparaissent au gré de la densité des nuages sédimenteux "en migration". Mes yeux sont à peine ouverts, juste de quoi situer la scène dans le viseur optique. Le pare-soleil du téléobjectif se transforme en saut à sable, mes mains en pelles. Le sable déteste les obstacles. Il les comble. Bientôt je deviendrai dune.